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Étrange ambiance que celle de L'homme qui marchait sur la lune, roman de Howard McCord. Le personnage central, William Gasper, fait de la randonnée dans une montagne du
Nevada, qu'il appelle « La Lune ». Le début est assez déroutant, car on ne sait pas du tout où Howard McCord veut nous mener.
Peu à peu, tout au long du monologue intérieur du personnage, on découvre la psyché torturée de William Gasper. Il semble non seulement avoir exploré les sombres profondeurs de l'âme humaine, au coeur des ténèbres, mais aussi avoir exploré les bas fonds de l'Histoire, du côté des pires conflits armés de la deuxième partie du XXème siècle.
Dans son délire, il se dit poursuivi par une déesse galloise, Cerridwen, qui lâche à ses trousses des sbires dont William Gasper se débarasse sans pitié. On ne sait pas bien si Gasper est pris dans son délire hallucinatoire ou si il est réellement poursuivi. Toujours est-il que des gens perdent la vie dès qu'il les soupçonne d'oeuvrer pour cette Cerridwen.
On imagine que ce William Gasper est une version littéraire du Martin Sheen d'Apocalypse Now de Coppola, revenu du Vietnam... Un livre qui accélère peu à peu, qui comme de nombreux romans américains, arrive à mêler action et métaphysique, et qui s'achève dans un maëlstrom de violence, très impressionnant...
A lire : L'homme qui marchait sur la lune, roman de Howard McCord, traduit de l'américain par Jacques Mailhos, Éditions Gallmeister, 18,90 euros, 134 pages.
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